prolonger l’effet bulle.

La rentrée de janvier est là mais je vais être honnête : malgré une semaine de repos, la reprise est rude. Mon esprit rêve encore d’océan sous le soleil d’hiver. Des textes adorés plein d’eau salée, d’embruns et de créatures du littoral pour prolonger l’effet bulle, voilà ce que je vous propose pour cette première sélection de l’année. Un texte de la rentrée d’hiver s’y trouve d’ailleurs, en attendant de vous présenter les coups de coeur qui viennent de paraître.

Les Trois cœurs du poulpe, Raluca Antonescu, La Baconnière : trois personnages tentent de se reconstruire en faisant le pari d’un hôtel de luxe sur une île des Açores. L’hôtel est un fiasco, la brume constamment présente mais les lendemains seront plus heureux. Basé sur l’histoire vraie de l’hôtel Monte Palace, ce roman beau dedans et dehors ne hante encore.

L’Homme-poisson, David Wahl, Premier parallèle : pourquoi cette attirance pour l’eau ? Et si nous descendions plutôt du poisson que du singe ? Scientifique et philosophique, ce court essai fascine, fait réfléchir et donne envie d’un grand bain.

Les Fantômes de Shearwater, Charlotte McConaghy, Gaïa : nouveauté de la rentrée d’hiver, un roman familial, écologique, politique qui se dévore et vous donne envie de vous embarquer pour cette terre indocile où il y a plus d’otaries et de manchots que d’humains. Merveille, pure merveille !

 

Des sirènes, Colombe Boncenne, Zoé éditions : un texte lumineux, qui ne ressemble à aucun autre, sur la maladie et le deuil en même temps qu’une réflexion sur la mythologie des sirènes, le rapport au coeur et à la violence. Émouvant, étonnant, à découvrir sans aucun doute.

Le Bar sous la mer, Stefano Benni, Babel, Actes sud : alors là ! Une pépite italienne des années 80 qui imagine un bar sous l’océan où chaque pilier de bar raconte à notre narrateur une anecdote, une histoire folle, le tout sous l’océan. C’est brillant, fantasque, tonitruant, c’est parfait.

Jetez-vous à l’eau, ces textes sont des trésors !

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